Détail du panneau central du triptyque « Three Studies for a Portrait of John Edwards ». Son auteur considérait lui-même cette œuvre comme l'une de ses meilleures. Elle avait été sélectionnée pour la deuxième rétrospective Francis Bacon à la London Tate Gallery en 1985-86. Huile sur toile 198,3 x 148 cm. (© Christie's 2014)

Art contemporain : Christie’s dévoile son atout Bacon

LONDRES, 10 AVRIL 2013, LXRV – À un mois de sa première cession de l’année 2014 de vente d’art contemporain et d’après guerre, organisée le 13 mai à New York, Christie’s dévoile demain dans ses locaux de Londres l’atout qui lui permettra sans doute de battre son propre record mondial d’enchères pour cette période artistique : le triptyque intitulé « Three Studies for a Portrait of John Edwards » signé Francis Bacon, réalisé en 1984. Ces trois portraits sont ceux de l’une des relations les plus importantes du peintre britannique, rencontrée en 1974 et devenue par la suite son compagnon et confident dans la dernière partie de sa vie jusqu’à son décès en 1992. John Edwards fut d’ailleurs désigné par l’artiste comme son seul et unique légataire universel. Il décédera neuf ans plus tard à l’âge de 53 ans.

Cette œuvre, estimée « dans les environs de 80 millions de dollars » (58 millions d’euros), fait écho à un autre triptyque du même peintre, intitulé « Three Studies of Lucian Freud », vendu par Christie’s au mois de novembre 2013 pour un montant de 142,40 millions de dollars (104 millions d’euros), surclassant le record mondial détenu par Sotheby’s avec « Le cri » d’Edvard Munch, adjugé 119,90 millions de dollars en 2012.

Lors de sa dernière édition de l’année 2013 de vente d’art contemporain et d’après-guerre, Christie’s avait adjugé pour près de 700 millions de dollars d’œuvres, une nuit historique. Pour sa prochaine cession du 13 mai, la maison a déjà dévoilé deux autres pièces maîtresses : la toile « Number 5 (Elegant Lady) » exécutée en 1951 par Jackson Pollock et estimée entre 15 et 20 millions de dollars, et le portrait « White Marilyn » réalisé en 1962 peu après la mort de l’actrice par Andy Warhol, sérigraphie considérée aujourd’hui comme l’une des icônes du mouvement pop art. Cette peinture de la série « Death and Disaster » est estimée entre 12 et 18 millions de dollars.

D’après l’indice des investissements de luxe du cabinet Knight Frank (Knight Frank Luxury Investment Index – KFLII) publié dans son dernier rapport sur la richesse mondiale, la progression moyenne de la valeur d’une œuvre d’art cotée est de 193% sur la période 2003 – 2013. Le document souligne aussi l’intérêt grandissant pour les pièces contemporaines et d’après-guerre de la part d’acheteurs originaires d’Amérique du Sud ou de nouveaux marchés comme la Corée, « prêts à payer le prix pour les œuvres les plus convoitées ». Christie’s a rapporté que ses acheteurs étaient enregistrés dans 123 pays différents en 2013. Cette même année, le montant total des ventes réalisées par cette maison a atteint le niveau record de 7,1 milliards de dollars.

Luxe Revue



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