LXRV PHOTO VIGNOBLE CHINE MARCHE VIN BILAN VITIVINICOLE 2014 OIV
Image extraite d'un documentaire intitulé « Red Obsession » sorti en 2013 et narré par Russel Crowe : « Quand le rouge devient plus précieux que l'or ». Le vignoble chinois représente aujourd'hui 10,6 % de la surface totale mondiale devant la France (10,5 %) et derrière l'Espagne (13,5 %). (Photo © Warwick Ross / Lion Rock Films)

Bilan vitivinicole 2014 : une année franco-chinoise

PARIS, 28 AVRIL 2015, LXRV – La Chine est devenue en 2014 le deuxième vignoble mondial derrière l’Espagne et devant la France qui retrouve quant à elle sa place de leader en volume de production qu’elle n’occupait plus depuis deux années consécutives, indique le bilan vitivinicole 2014 présenté hier par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).

L’Espagne représente toujours le premier vignoble européen avec une estimation de 1.021 milliers d’hectares, devant la France (792 mha) et l’Italie (690 mha). Au niveau de la communauté européenne, l’estimation est de 3.399 mha, soit un recul de 21 mha entre 2013 et 2014.

La même estimation hors des frontières communautaires est de 3.525 mha, en progression de +28 mha, +39 mha pour la Chine qui domine le classement hors Europe avec une superficie totale de vignobles estimée à 799 mha en 2014, devant la Turquie (502 mha) et les États-Unis (425 mha).

La production mondiale de vin de 2014 s’élève à 279 millions d’hectolitres, en retrait de 12 Miohl par rapport à 2013, pour une consommation globale estimée à 240 Miohl en baisse de 2,4 Miohl. La France a produit 46,6 Miohl (+11 % par rapport à 2013) devant l’Italie (44,7 Miohl / -17 %), l’Espagne (41,6 Miohl, -9 %), les États-Unis (22,3 Miohl / -5%), l’Argentine (15,1 Miohl / +1%), l’Australie (12 Miohl / -4%) et l’Afrique du Sud (11,3 Miohl / +3%). La Chine occupe le huitième rang mondial (11,1 Miohl /-5 %).

Avec une estimation de 30,7 Miohl (hors vermouth et vins spéciaux), les États-Unis confirment leur statut de premier marché consommateur de vin, devant la France (27,9), l’Italie (20,4), l’Allemagne (20,2) et la Chine (15,8) qui enregistre une diminution pour la première fois depuis 2000.

« La consommation de vin est encore marquée par les effets de la crise économique et financière de 2008, qui n’ont pas permis le retour de la croissance de la consommation mondiale observée entre 2000 et 2007 » commente l’OIV qui constate aussi que la légère reprise des échanges mondiaux, après la pause de 2013, n’a pas entraîné une hausse significative du chiffre d’affaires global.

En 2014, les exportations de vin ont légèrement progressé de +2,5 % à 104 Miohl pour une valeur globale en baisse de -0,8 % à 25,7 Mrds d’euros.

Avec 14,3 Miohl (+1,1 %), la France est toujours le troisième pays exportateur derrière l’Espagne et l’Italie, mais affiche la plus forte valeur mondiale estimée à 7,7 Mrds d’euros (+1,4 %).

L’Allemagne est toujours le premier pays importateur, devant le Royaume-Uni, les États-Unis, la France, la Russie et la Chine qui a importé 4,5 Miohl (+1,6 %) pour une valeur de 1 Mrd€, soit une baisse de 2,2 % par rapport à l’année précédente. La Chine est le deuxième pays importateur de bouteilles derrière les Pays-Bas.

La plus forte réduction en volume et valeur des importations est constatée en Russie.

Selon l’OIV, la superficie viticole mondiale totale atteint en 2014 les 7.554 mha en progression de 8 milliers d’hectares. Le pic avait été atteint en 2003 avec 7.884 mha.

L’organisation souligne que la diminution des vignobles européens entre 2000 et 2014 a été compensée par l’augmentation des superficies plantées dans le reste du monde, surtout en Chine.

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