LXRV PHOTO SUPERYACHT PERINI NAVI ST BARTHS BUCKET REGATTA TOURISME ILE LUXE ST BARTH ANTILLES CARAIBES
Six super-yachts du chantier italien Perini Navi sont engagés dans l'édition 2015 de la St Barths Bucket, 5 dans la classe des Grandes Dames des Mers : les ketchs Parsifal III, Rosehearty, Seahawk, Zenji et le sloop State of Grace. Une flotte de rêve. (© Onne van der Wal / Perini Navi)

Bucket regatta : la promesse d’un temps de rêve à St Barth

GUSTAVIA (SAINT-BARTHÉLEMY, FWI), 13 MARS 2015, LXRV – L’île de Saint-Barth, située au nord de l’arc antillais, accueille du 18 au 22 mars l’une des régates les plus prestigieuses de grands voiliers, organisée depuis vingt ans sur ce plan d’eau des French West Indies : la St Barths Bucket Regatta. Les 36 super-yachts engagés dans ces trois jours de poursuites en mer Caraïbe sont tous nés dans les meilleurs chantiers : Alloy, Jongert, Palmer Johnson, Perini Navi, Royal Huisman, Swan, Vitters, Wally… Fonction de leur taille (de 24 à 58 m) et de leur handicap de course, ils se défient dans des catégories joliment nommées : Gazelles, Élégantes, Mademoiselles ou encore Grandes Dames des Mers. De retour au port, les équipages continuent d’assurer le spectacle en évoquant les exploits de leurs joutes salées dans les soirées organisées à terre ou à bord des yachts avec les propriétaires.

LXRV PHOTO SUPERYACHT PERINI NAVI PORT GUSTAVIA ILE ST BARTH TOURISME DE LUXE ANTILLES CARAIBES

L’événement n’est pas seulement chic, il est aussi très touristique. C’est au mois de mars que la petite île peuplée de 9.000 habitants accueille le plus de visiteurs par les airs, plus de 20.000 en 2014. D’autres courses véliques importantes sont programmées dans les semaines qui suivent : les Voiles de St Barth (du 13 au 18 avril) et la West Indies Regatta (premier week-end de mai).

Le nautisme est une activité clé de l’économie touristique de cette collectivité d’outremer, confirme une récente note du bureau guadeloupéen de l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (Iedom). Selon ses informations, plus de 5.800 navires de plaisance avec près de 40.000 personnes à leur bord ont fait escale au port de Gustavia en 2013.

Cette année-là, Saint-Barth a accueilli quelque 334.000 voyageurs, plus très loin de son record établi en 1997 (370.000 visiteurs). La fréquentation dépend directement des fluctuations de l’économie aux États-Unis, le principal marché émetteur : 60 % de visiteurs nord-américains contre 27 % à la clientèle européenne, en particulier russe. Par le passé, les attentats du 11 septembre 2001 et la crise financière de 2007 ont entraîné une baisse importante et immédiate du nombre d’arrivées, accentuée par l’évolution du taux de change euro-dollar défavorable.

Afin de préserver l’attractivité de l’île, la collectivité de Saint-Barthélemy réaffirme régulièrement son positionnement touristique haut de gamme, une tradition dont les origines remontent à 1957, date du premier investissement immobilier réalisé par un milliardaire américain, David Rockefeller.

Presque soixante ans plus tard, l’offre d’hébergement est composée à 70 % de villas de standing, 635 exactement pour une capacité de 1.700 chambres, et 30 % d’hôtels, le nombre d’établissements 4 ou 5 étoiles représentant plus de la moitié du parc (30 hôtels pour 544 chambres vendues au prix moyen de 682 euros).

Depuis 2013, même le numéro un mondial du luxe, LVMH, y détient un établissement : l’hôtel Cheval Blanc St-Barth Isle de France. Ses anciens propriétaires, le révérend Charles Vere Nicoll et son épouse Mandie, aidés par quelques associés, viennent tout juste de racheter l’hôtel Le Toiny, labellisé Relais & Châteaux, rapporte l’édition du Journal de Saint-Barth datée du 19 février.

Sur ce rocher le plus luxueux des Caraïbes, on ne plaisante pas avec l’industrie de l’hospitalité, pourvoyeuse d’un emploi sur trois. On ne connaît pas exactement le chiffre d’affaires de la première source de revenus de l’île, mais la Collectivité y travaille.

Une chose est sûre : la courbe de fréquentation de l’aéroport Gustave III, tombée au plus bas en 2009 et 2010, a recommencé à augmenter pour presque retrouver son volume de 2007 : 168.530 personnes ont atterri a St Barth en 2014. Le 20 décembre, la petite piste rendue célèbre dans le monde entier pour sa vue imprenable sur la baie de St Jean a même enregistré un pic record de 43 mouvements d’avions entre 17h et 18h. Nul doute que cette affluence sous les tropiques des rich, famous, happy few et autres vips aéroportés est un bon présage pour la saison 2015.

Luxe Revue



Commenter cet article

(requis)

(requis)