LXRV MARCHE IMMOBILIER RESIDENTIEL DE LUXE
Cette photo intitulée « 1114 6th Avenue, 2012 » est extraite de la série « New York, 2009 – 2012 » réalisée par Vincent Jendly. L'auteur est soutenu par la marque horlogère suisse Parmigiani Fleurier dans le cadre du partenariat de la manufacture fleurisanne avec le Musée de l'Elysée à Lausanne. Cette image témoignant de la mutation urbaine a été diffusée à l'occasion du lancement au mois de février de la nouvelle collection de garde-temps « Métro » conçus dans l’esprit d’une métropole. (© Vincent Jendly / Courtesy Parmigiani Fleurier 2014)

Chronique d’un marché résidentiel, expérientiel et exponentiel

PARIS, 29 AVRIL 2014, LXRV – Les biens immobiliers de luxe du marché résidentiel, considérés comme tels au Cap en Afrique du Sud à partir d’un montant d’un million de dollars, deux millions pour Paris et la Côte d’Azur, cinq millions pour New York ou encore sept millions pour Londres, ont enregistré une forte croissance de leurs ventes en 2013, indique le dernier rapport annuel consacré à ce secteur dans dix villes de la planète, diffusé au mois d’avril par le réseau Christie’s International Real Estate.

Le marché de San Francisco est le plus dynamique avec une progression de +62 % du nombre des transactions (4.443), suivi par Los Angeles (+40 %, 3.138), Sydney (+29 %, 4.722), Miami (+27 %, 1.861), la Côte d’Azur (+27 %, estimation extrapolée de 350), New York (+22 %, 7.538), Londres (+20 %), Paris (+12 %, 1.864) et Toronto (+4 %, 4.858). Seul Hong Kong affiche un recul de -15 % de l’activité pour 7.274 opérations.

Cinq métropoles ont enregistré de nouveaux montants records par rapport à 2012 : Hong Kong avec une transaction de 83,8 millions $, suivie par Los Angeles (74,5 M$), Paris (59 M$), Sydney (51,8 M$) et Toronto (19,7 M$). La plus forte opération de l’année 2013, atteignant 101,5 M$, a été signée à Londres.

Les plus fortes hausses de prix ont été constatées à Los Angeles (+21,8 % par rapport à 2012), San Francisco (+17,2 %), Sydney (+13 %), Miami (+11,8 %), Hong Kong (+9,7 %), Londres (+8,2 %), New York (+7,6 %) et Toronto (+6,1 %). Une baisse de 10 % est rapportée pour les marchés de la Côte d’Azur et de Paris.

En moyenne, un bien immobilier de luxe s’est vendu plus vite en 2013 qu’en 2012 : en 39 jours contre 46 l’année précédente à Toronto, 71 jours à Los Angeles (au lieu de 133), 77 jours à New York (108) ou encore 104 à Londres (120). La tendance s’inverse à Paris, où la durée passe de 150 jours à 165 jours, à Hong Kong (185, soit 35 jours de plus) et sur la Côte d’Azur où les biens restent à vendre dix mois (300 jours) au lieu de neuf (270 jours) en 2012.

Les trois spots les plus populaires pour une résidence secondaire sont la Côte d’Azur (90 % des transactions), Londres (48 %) et Miami (45 %).

« Malgré l’information massivement véhiculée par les médias selon laquelle les investisseurs étrangers s’approprient les principaux biens, la clientèle locale ou nationale représente 58 % du marché de l’immobilier de luxe domestique » indique le rapport qui souligne aussi un rajeunissement des acquéreurs. Les individus nés après 1980, que l’on surnomment les « millennials », considèrent en particulier l’immobilier comme un véritable luxe expérientiel, explique Christie’s. « Pour cette catégorie, il ne s’agit pas seulement d’un investissement rassurant ou spéculatif, mais aussi d’une vraie source de satisfaction au quotidien » peut-on lire.

Les biens d’exception restent en revanche le privilège des acheteurs internationaux, qataris à Paris, russes sur la Côte d’Azur et désormais chinois concernant les marchés anglo-saxons d’Australie, des États-Unis et du Royaume-Uni.

L’immobilier est le secteur d’investissement préféré des consommateurs de luxe en Chine, confirmait une étude diffusée mi janvier depuis Shanghai par l’institut Hurun. Son estimation du nombre de Chinois fortunés ayant émigré ou préparant leur expatriation aux États-Unis, en Europe, au Canada, en Australie, à Singapour ou Hong Kong, dépassait les 60 %. Quand ils pensent à l’éducation de leurs enfants à l’étranger, ils privilégient le Royaume-Uni pour les études secondaires et les États-Unis pour l’université.

Une dépêche diffusée cette semaine par l’agence Reuters, basée sur les déclarations des cinq premières agences immobilières new-yorkaises, confirme que les Chinois sont en train de remplacer les acquéreurs russes à Manhattan, ces derniers craignant d’être les victimes collatérales d’éventuelles mesures financières étasuniennes sanctionnant l’attitude de leur pays contre l’Ukraine.

D’après le cabinet WealthInsight, le nombre de Chinois très fortunés (UHNWI, Ultra high-net-worth individual), disposant d’un patrimoine supérieur à 30 millions $ hors leur résidence principale, va bondir de 80 % entre 2013 et 2023, passant de 7.905 à 14.213, soit le troisième rang mondial. Sachant que le stock d’appartements de luxe ou d’hôtels particuliers, bien situés dans les quartiers centraux de New York, Londres ou Sydney, sera très loin d’enregistrer le même niveau de croissance exponentielle, on peut facile prédire un nouveau cycle de flambée des prix.

Luxe Revue



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