Michael Kors : l'une des personnalités les plus influentes de la planète selon l'hebdomadaire Time.
Jean, t-shirt et veste noire : Michael Kors au milieu de ses modèles lors du défilé printemps été 2014 à New York au mois de septembre dernier. Le styliste plusieurs fois récompensé comme « Designer of the Year », en 1999, 2003, 2006, est aujourd'hui à la tête d'un empire du luxe sportswear et chic valorisé en bourse à plus de 18 milliards de dollars. En 2010, il a reçu un prix pour l'ensemble de sa carrière de la part du Conseil des créateurs de mode américains (Council of Fashion Designers of America - CFDA). (Photos by Frazer Harrison/Getty Images for Mercedes-Benz Fashion Week Spring 2014)

Le roi new-yorkais du glamour jet-set, Michael Kors, devient milliardaire

NEW YORK, 11 FÉVRIER 2014, LXRV – Presque une deuxième naissance pour les Américains : grâce aux 2% d’actions qu’il détient encore de la société qui porte son nom, fondée en 1981,  Michael Kors est devenu officiellement milliardaire le 4 février. C’est en tout cas ce qu’ont calculé outre-Atlantique les journalistes économiques qui suivent à la loupe la bonne fortune du styliste américain depuis son introduction en bourse réussie au mois de décembre 2011. A l’époque, l’action Michael Kors Holding cotait 20 dollars. Mardi 4 février à Wall Street, elle atteignait 90 dollars, traduisant de très bonnes nouvelles financières : un chiffre d’affaires en hausse de +59% au troisième trimestre de son exercice fiscal (+51% sur les neuf premiers mois), soit 1 milliard de revenus contre 636,8 millions de dollars lors de la même période en 2013. Plus de trente trimestres de croissance ininterrompue, le résultat de la « vision créative » de Michael Kors et de sa philosophie glamour jet-set que l’on retrouve en boutique, explique le patron de l’entreprise, John D. Idol. En un an seulement, la marque a ouvert une centaine de nouvelles adresses à travers le monde pour un total de 533. En Europe, le chiffre a bondi de 144% au troisième trimestre, illustrant le succès de tous les produits de la marque comme les sacs à main, les chaussures, les montres, bijoux, lunettes de soleil, bientôt un nouveau parfum et une ligne complète de mode masculine… « Nous ne faisons pas que gagner des parts de marchés vis-à-vis de nos concurrents américains. Nous captons aussi les clients des plus grandes marques mondiales de luxe » se réjouit John D. Idol. Traduction des analystes les plus optimistes : Michael Kors, qui gagne rapidement du terrain sur Coach aux États-Unis, montre des atouts sérieux pour s’attaquer à Burberry ou Vuitton en Europe. Le designer a eu le temps d’étudier le vieux monde pendant les six ans passés à la tête de la direction artistique de Céline, entre 1988 et 2004. Une chose est sûre : la croissance constante, soutenue, insolente de sa marque, est devenue un cas d’école de l’écosystème glamour.

Âgé de 54 ans, ce pur produit new-yorkais, qui a grandi à Long Island et étudié au Fashion Institute of Technology de Manhattan, estime qu’il doit surtout son succès au fait de savoir concevoir des produits obéissant à une règle complexe d’un équilibre peu évident : être à la fois fonctionnels, pragmatiques, pratiques, luxueux tout en restant accessibles. « Dès que vous les portez, ils doivent aussi changer instantanément votre état d’esprit, votre humeur, garder leur charge  en émotion, vous faire évader » dit-il. « Franchement, la clé, c’est l’évasion » a-t-il encore confié un jour à Women’s Wear Daily (WWD), livrant aussi quelques uns de ses secrets les plus intimes. Ainsi son premier objet de luxe acheté avec ses économies, une montre Tank de Cartier, a changé sa vie : « Quand je la portais, je me transformais en jet-setter, vivant dans un appartement penthouse à New York et dansant toute la nuit chez Régine’s ». Cette envie de jet-set ne l’a plus jamais quitté, comme si chacun des produits qu’il imaginerait désormais serait spécialement conçu pour toutes les Jackie O. de la planète, pour toutes celles qui se rêvent comme faisant partie de cette élite au style de vie supersonique, perpétuellement « jet-laguée », flip-flop au pied et sac en croco à la main. « Le produit est roi, et le client doit se sentir royal quand il le porte » insiste le nouveau milliardaire new-yorkais de la mode.

Luxe Revue



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