LXRV PHOTO AIRBUS DE LUXE AVIONS PRIVES MILLIARDAIRES
Cette photo non datée a été diffusée début juin par Airbus Corporate Jets pour accompagner la publication du rapport intitulé « Billionaires Study » commandé à l'institut Ledbury. Le document se concentre sur les milliardaires du Golfe, de Russie et de Chine afin de mieux cerner les attentes de ces vecteurs de croissance. (© Airbus S.A.S. 2014)

Les Airbus de luxe étudient la culture jet des milliardaires

BLAGNAC, 30 JUIN 2014, LXRV – « Quand ils voyagent en avion, les milliardaires veulent emmener avec eux dans les airs leur style de vie qui commence d’abord par leur entourage familier d’employés ou de conseillers » suggère une étude commandée par Airbus Corporate Jets (ACJ) à l’institut britannique Ledbury Research et destinée à sonder les principales attentes des clients potentiels.

Selon le rapport intitulé « Billionaires Study », un jet privé doit surtout être conçu aujourd’hui pour respecter toute la chaîne de l’activité sociale et professionnelle à laquelle est habitué son propriétaire quand il est au sol, qu’il s’agisse d’un État ou d’un gouvernement, d’une multinationale ou même d’une famille. « Grâce à nos cabines plus larges, plus grandes et plus spacieuses, nos avions peuvent embarquer plus de personnes avec plus de confort » souligne justement le directeur commercial, John Leahy, dans le communiqué accompagnant la publication en ligne de cette enquête.

Le nombre de milliardaires sur la planète était de 1.682 en 2013 et augmentera de +38 % d’ici 2023, selon les estimations d’un autre cabinet britannique, WealthInsight. Sur la période de la prochaine décennie, le club des « neuf zéros » va donc s’enrichir de plus de 600 nouveaux membres susceptibles de commander une version luxe d’un avion à large cabine et long rayon d’action, un cran au-dessus des « business jets ».

Positionné face à l’Américain Boeing sur ce segment, ACJ propose des appareils pouvant accueillir à leur bord jusque 100 passagers. Le premier modèle d’un Airbus en configuration VIP a été dévoilé lors du salon du Bourget en juin 1997. Six mois plus tard, le premier contrat était signé avec un client koweïtien, se souvient la société de consulting spécialisée dans l’aérien, Teal Group, basée aux États-Unis. Elle estime aujourd’hui le prix de ce modèle A319CJ à 45 millions de dollars, plus 10 à 12 millions pour les finitions personnalisées. « Parmi les clients, on peut citer les groupes Al Kharafi et Daimler Chrysler, le gouvernement italien, la compagnie Mouawad National, Qatar Airways, les armées de l’air thaïlandaise et française » écrit Teal Group qui ajoute : « ACJ a lancé son A318 Elite en 2006, suivi par la version corporate de l’A320 baptisé Prestige. Son premier ACJ 321 a été vendu lors du salon de Dubaï en novembre 2011 ». Au total, plus de 170 Airbus ont été reconfigurés pour des gouvernements, des entreprises ou des clients VVIP.

Au mois d’avril, un modèle « ACJ319 Elegance » est encore venu compléter la gamme aménagée par la filiale Airbus Corporate Jet Centre (ACJC) dédiée à cette activité créée à Toulouse en 2007. Cette année-là, une version privée du super jumbo Airbus A380 avait été commandée par le Prince saoudien Alwaleed Bin Talal Bin Abdulaziz Alsaud pour une facture estimée à plusieurs centaines de millions de dollars. Réputé comme l’homme le plus riche du Moyen-Orient, le patron de Kingdom Holding a revendu son « Flying Palace » avant même d’en prendre livraison.

La « Billionaires Study » commandée par ACJ se concentre justement sur ces milliardaires du Golfe, de Russie ou de Chine afin de mieux cerner leurs attentes. Principal enseignement : à ce niveau de fortune, le jet privé est culturel.

Ainsi, les plans de vol des milliardaires chinois peuvent avoir pour destination finale les tables de jeux de Macao, Singapour, Hong Kong ou même de Las Vegas. Ceux des Russes serviront à l’occasion à les rapprocher de leurs méga ou giga-yachts, basés aux Caraïbes en hiver et en Méditerranée pendant l’été. D’une manière générale, sur cette planète globalisée, l’avion de ligne privatisé n’est plus seulement un mode de transport exclusif ou statutaire, il devient également synonyme d’indépendance et de liberté.

Dans son étude, Ledbury se demande enfin si la notion de luxe a encore une signification pour cette catégorie de terriens ultra fortunés. La réponse est affirmative mais tient plus à des éléments intangibles comme par exemple la volonté de se dégager plus de temps libre pour mieux profiter de la vie. Au fur et à mesure de leur expérience du luxe, celle-ci devient plus personnelle, plus intériorisée, se traduisant par des choix individuels plus discrets et de plus en plus personnalisés, jusqu’à exiger que les produits ou les services soient réalisés exclusivement sur mesure et bénéficient d’un service après-vente irréprochable.

Le marché de l’Airbus de luxe n’échappe pas à cette règle de l’unicité. Et plus il sera customisé, plus le client sera prêt à signer un devis « au pinacle de l’acte d’achat ». Le signe que le parcours du contractant, passé par différents intermédiaires, conseillers et autres hommes de confiance du commanditaire, aura finalement été couronné de succès.

Luxe Revue



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