Tonalités élégantes de taupe et de blanc, vivacité du jaune pop et du vert acidulé : des espaces de vie qui captent la lumière, s’ouvrent de part et d’autre sur l’extérieur pour mieux apprécier le paysage paradisiaque et les eaux turquoise : une invitation à la relaxation. L'esthétique mêlant inspirations locales et sensibilité contemporaine a été conçue par l’architecte Jean-Michel Gathy. (© LVMH Hotel Management 2013)

Maisons Cheval Blanc : les clés du succès

PARIS, 6 FÉVRIER 2013, LXRV – En 2009, le numéro un mondial du luxe créait LVMH Hotel Management avec pour mission de développer « une vision contemporaine et raffinée de l’art de recevoir à la française à travers une collection de Maisons d’exception. » Une stratégie répondant clairement à l’objectif d’ouverture de nouvelles perspectives de croissance, tout comme cette nouvelle activité permet aussi aux nombreuses marques du groupe d’explorer une relation client inédite, dans des destinations d’exception, comme un atoll tropical aux Maldives ou une île sur le Nil.

Ce n’est pas le premier acteur du secteur du luxe à se diversifier ainsi : Missoni, Bulgari ou Georgio Armani ont aussi développé des enseignes hôtelières à leurs noms. En ce qui concerne l’opérateur français, sa diversification menée sous l’appellation de « Maisons Cheval Blanc » en hommage à son célèbre château bordelais, premier grand cru de Saint-Émilion, était expérimentée depuis 2006 à Courchevel, en Savoie, au sein du chalet 5 étoiles lancé par Groupe Arnault, holding du patron de LVMH, Bernard Arnault. C’est aujourd’hui l’un des douze établissements français distingués par le nouveau label « palace », mais le groupe reste très discret sur les résultats.

Deux autres projets sont officiellement révélés en avril 2010, « Al Sodah à Oman et Amoun à Assouan en Egypte, conçus en collaboration avec le cabinet de Jean-Michel Gathy, Denniston International Architects. » Le Sultanat d’Oman participe activement, à hauteur de 30%, au développement du premier, sur une île de onze kilomètres carrés invitant « à la découverte des rives inexplorées de l’Océan Indien. »

« La deuxième Maison, seule sur l’île d’Amoun à Assouan, propose une quarantaine de suites exceptionnelles directement sur le Nil. Elles offrent des vues saisissantes sur le Mausolée de l’Aga Khan depuis leur piscine privée dans le cadre féerique de la Haute Egypte » stipule le communiqué du groupe.

Comme son nom l’indique et comme la plupart des grandes chaînes hôtelières, LVMH Hotel Management a pour vocation de gérer l’exploitation des établissements et non pas de financer les chantiers ni même de détenir les murs, ce qui permet de maîtriser totalement le concept et l’image de ses Maisons, tout en réduisant son exposition à la volatilité de ce secteur. Bien vu. Car le printemps arabe va retarder les deux projets annoncés, menés sur place par le groupe égyptien Orascom Development Holding.

La date du 17 décembre 2010 est considérée, notamment à Sidi Bouzid en Tunisie, comme celle qui a déclenché la vague de contestations et d’insurrections dans le monde arabe. Ce même jour, le patron d’Orascom Development, Samih Sawiris, confirme dans le magazine L’Expansion qu’il construit à Oman en face de Salalah, sur l’île de Sodah, un boutique-hôtel « 7 étoiles » de type eco-lodge qui sera géré par Cheval Blanc.

Concernant le site d’Assouan, sur l’île d’Amoun, il explique : « nous allons effectivement transformer le site exceptionnel occupé précédemment par le Club Med en boutique-hôtel 6 étoiles. Là aussi, les 38 suites offriront une nouvelle forme de services et de confort inégalé. A Oman comme à Assouan, pour développer ce nouveau concept hôtelier, je voulais une marque exceptionnelle, inédite sur le marché du tourisme. Après avoir visité l’établissement Cheval Blanc de Courchevel, j’ai décidé de signer avec la marque de Bernard Arnault. Nous avons déjà d’autres projets en commun. » La Suisse ou la Birmanie sont évoquées à cet instant dans d’autres médias, sans confirmation. Sans doute aussi des implantations aux États-Unis, aux Caraïbes, dans des pays identifiés comme émergents, les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud) par exemple, ou encore la Mongolie, l’Azerbaïdjan, figureront un jour au programme de destinations du catalogue Cheval Blanc.

Pour l’heure, c’est donc aux Maldives que LVMH inaugurera, à l’été 2013, sa deuxième maison (ou troisième si l’on compte le boutique-hotel « White 21 » ouvert à Saint-Tropez au mois de juin 2012), « Cheval Blanc Randheli », dans l’archipel du même nom situé au nord de Malé, sur l’une des quatre îles de l’atoll de Noonu.

Pour rejoindre l’une des 45 villas avec piscine individuelle, conçues dans un esprit loft, nichées dans un décor paradisiaque de sable blanc, lagon et cocotiers, il faut encore quarante minutes de vol à bord d’un hydravion privé conçu pour Cheval Blanc.

La villa la plus exceptionnelle, cachée à l’abri des regards avec notamment son propre ponton, dispose de sa propre flotte de dhonis privés – embarcation traditionnelle des Maldives, indique le dossier de présentation.

L’expérience culinaire, dans la continuité de Courchevel, n’est pas oubliée, puisqu’on retrouve son chef multi-étoilé, Yannick Alléno, invité à « imaginer des expériences inédites », au restaurant gastronomique 1947 autour d’un jardin ombragé, à la Table de Partage pour un repas entre amis ou en famille (les enfants sont donc acceptés), à la brasserie contemporaine le White, au Diptyque mettant en scène le meilleur de la cuisine ibérique et japonaise, ou encore au Dilanii pour déguster la pêche locale. A tout moment, une brigade de chefs est également prête à se rendre dans les villas pour un dîner « Carte Blanche ».

Enfin, Cheval Blanc Randheli et son « équipe d’Alchimistes » promettent de satisfaire toutes les envies des Robinson de luxe : pique-nique improvisé sur une plage, dîner à bord d’un dhoni ou à deux sur une île déserte… Sans oublier le soin signé Guerlain au Spa et les quelques vitrines incitant à l’essayage sous les tropiques de maillots de bain Eres et autres produits griffés du groupe…

D’une rive de carte postale à celle, plus capitale, de la rive droite de Paris, le groupe inaugurera en 2015, dans l’ancienne Samaritaine, un hôtel Cheval Blanc de 14.000 mètres carrés et 80 chambres. Le projet de rénovation totale, qui comprend aussi un espace commercial, des bureaux ou encore des logements, a été confié au cabinet Sanaa basé à Tokyo. Le montant du projet a été estimé à 450 millions d’euros. Un investissement qui confirme de facto l’entrée de LVMH dans une nouvelle ère, celle de l’industrie de l’hospitalité, mais ultra luxe.

Luxe Revue

 

[SAINT-BARTHELEMY (FWI), 31 JUILLET 2013, LXRV – Le numéro un mondial du luxe, le groupe LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton basé à Paris, est devenu le propriétaire de l’Hôtel Saint-Barth Isle de France situé sur l’île de Saint-Barthélemy aux Antilles françaises. Le montant de l’opération conclue avec le fonds d’investissement hôtelier Adventurous Journeys Capital Partners (AJ Capital Partners), basé à Chicago aux États-Unis, n’est pas indiqué dans le communiqué de presse diffusé aujourd’hui. L’hôtel de 39 chambres, suites et villas, posé sur la baie des Flamands, va intégrer la division LVMH Hotel Management.]



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